Lorgues

Capucins à l'Ermitage de Saint Ferréol

  La période traitée par cet ouvrage s'arrête, comme indiqué, en 1886. La suite du texte ne concerne pas l'histoire des Capucins de Lorgues. Mais ce récit figure, pratiquement à l'identique dans : ANALECTA ORDINIS MINORUM CAPUCCINORUM. Rome 1903. Chapitre huitième. Les Capucins à Lorgues .

Ici l'auteur ne s'arrête pas en 1856 mais il relate brièvement la période 1856-1880, qui voit la fin des Capucins à Lorgues.

" ... Il fallut se résigner. Le 27 avril, le définitoire provincial nomma le P. Amédée de Sordevolo, supérieur de la résidence de Lorgues, et le chargea de reprendre les travaux interrompus. Deux ans après ( 8 févier 1857 ), le conseil municipal, pour reconnaître les améliorations et les agrandissements faits par les capucins à l'ermitage de Saint-Ferréol, leur concéda la jouissance pour quatre-vingt-dix-neuf ans.

Les pauvres religieux devaient voir bientôt ce même conseil municipal devenir leur adversaire déclaré. Le 20 octobre 1870, il les chassa honteusement de l'ermitage de Saint-Ferréol. Mais quelques mois après, la France étant écrasée sous le poids de l'humiliation, la ville réclama de nouveau les capucins ( 28 mai 1871 ). Les Supérieurs de la nouvelle province de Lyon ne consentirent à ce retour qu'à la condition que le conseil municipal louerait le local à la fabrique et que nos Pères n'en seraient que les usufruitiers. Cet état de choses devait durer jusqu'au 30 octobre 1880. Ce jour-là, les capucins furent expulsés au milieu de l'indifférence générale. Personne dans la ville de Lorgues ne leur offrit un asile, même provisoire ; et le P. Gardien fut obligé de chercher un pied-à-terre aux portes de Draguignan.

Ainsi disparut, après vingt-huit ans, un établissement qui avait occasionné tant d'ennuis. Grande leçon pour les supérieurs, qui par là peuvent mieux comprendre avec quelle rare prudence ils doivent traiter les projets de fondations nouvelles, et ne pas engager témérairement l'avenir et la tranquillité de l'Ordre. "


 

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