Lorgues

Servites

 Le rapport du P. Jean Chappus ( 18 novembre 1692) ajoute que ce couvent se trouve " en dehors de la ville à la distance d'un tir d'arquebuse ". Il y est dit que le maître-autel de la chapelle est consacré à notre-Dame-de-Pitié et que la communauté est composée de quatre à cinq religieux.
Outre le jardin qui entoure ce monastère, le même rapport mentionne que les pères avaient aussi une " propriété éloignée qui consiste en des bosquets (boscaglia) autour d'une petite église, dédiée à saint Ferréol M. - notre ancienne habitation - où l'on va célébrer la messe, le dimanche et les jours de fête... Le plus ancien religieux de ce couvent est le P. Joseph Fouchier "...
En effet, aux Archives d'Aix (GG. 397), l'on retrouve une délibération du 22 juin 1642 du Conseil de la ville de Lorgues invitant les Pères à continuer à dire la messe à l'église de Saint-Ferréol.
Nos pères avaient établi, à Lorgues , une florissante Confrérie de Notre-Dame-des-Septs-Douleurs,
qui comptait une centaine des membres, hommes et femmes.
Le bon abbé Gros nous a certifié qu'il avait lui-même présidé la procession de Notre-Dame des Douleurs qui se faisait chaque année, le 4e dimanche de septembre, car le 3e coïncidait avec la fête patronale du pays. Cette procession eut encore lieu en 1896. La statue de Notre-Dame des Douleurs, que l'on portait en procession, de temps immémorial, fut transférée à l'époque de la Séparation, dans la vaste église paroissiale, construite vers la fin du XVIlIe siècle. C'est une oeuvre d'art remarquable, en bois peint, du XVIIe siècle, qui représente la Vierge debout, le coeur transpercé de sept glaives. Cette statue peut avoir environ soixante-quinze centimètres de haut.


 

 Fermer