Lorgues

Servites

 L'autorisation de s'y établir fut donnée par le Conseil de la ville au père Philippe Imperaire et au Frère Louis Brignol. L 'acte intervenu entre les Conseils et le provincial de l'Ordre est du 17 décembre 1607 .
Ils se fixèrent d'abord sur la colline, dans cet ancien ermitage où, depuis des siècles, le martyr saint Ferréol, patron de Lorgues, est l'objet d'un culte assidu. IIs n'y trouvèrent sans doute pas les constructions monastiques spacieuses, érigees dans la suite par les Capucins, mais la beauté de ce site agreste, d'où l'on découvre parmi les cyprès un vaste coin de la douce et fertile Provence dracénoise a dû leur rappeler les hauteurs parfumées du Mont Sénario.
Les pères de l' Assomption qui ont à Lorgues une importante résidence, nous pilotèrent vers le bas de la ville, devant les ruines d'un monastère et de la chapelle attenante qui seraient, assurent-ils, les restes d'un Couvent Servite. Le caractère monastique de ces constructions fort delabrées est évident. Mais, à notre avis, comme les documents n'en font aucune mention, rien ne prouve qu'il s'agisse ici d'un ancien monastère Servite.
Ils nous guidèrent ensuite vers un pauvre prêtre, infirme depuis des années, originaire de. Lorgues, M. l'abbé Gros, auprès duquel nous avons recueilli des renseignements précieux.


 

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