Lorgues

sériciculture

 Il fallait nourrir les vers 2 à 3 fois par jour. Au bout de 8 jours ils faisaient une premiere mue. lIs faisaient une mue tous les 8 jours, mangeant de plus en plus et grossissaient. A la 4ème mue ils étaient "à la fugue" et de plus en plus voraces, ce qui nécessitait de nombreux mûriers et une main-d'oeuvre importante pour cueillir les feuilles.
 
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 A cette époque, il y avait des mûriers partout à Lorgues, dans Le Plan, Le Ferrage et bien d'autres endroits aujourd'hui dénudés et ou les immenses vergers de mûriers ont été remplacés par des espaces de vignes.

Dans les magnaneries, le bruit de la mastication des vers était infernal. On aurait dit l'arrivée d'une grosse averse! Pour favoriser la croissance des chenilles certains faisaient brûler du thym, ces animaux semblant avoir une certaine prédilection pour l'odeur de cette plante.

 
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Ayant atteint à la 4ème mue une longueur de 8 cm environ ils s'arrêtaient de manger ; il fallait alors les "encabaner" c'est-à-dire disposer autour d'eux, sur les claies, des branches d'olivier, de bruyère, de genet ou de thym en forme de cabanes. Le ver choisissait la brindille idéale pour y filer son cocon dans lequel il disparaissait au bout de 3 ou 4 jours et dans lequel il allait peu à peu se chrysalider.

  

 


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