Lorgues
La sériciculture (élevage des vers à soie) à Lorgues
| Extrait de "Lorgues à la Belle Époque
" de Louis Nardin "A la Belle Époque l'élevage des vers a soie était une industrie très prospère a Lorgues. Aux environs de 1900 il y avait dans cette localité une demi-douzaine d' "ateliers de grainage" faisant travailler 450 éducateurs ou éleveurs. Chaque annèe 12000 grammes d'oeufs ou "graines" étaient créés, produisant 28 000 kilos de cocons. | ||
| 1°) GRAINAGE : Il avait lieu dans les "ateliers de grainage" chez les "graineurs" ou "courtiers". Les cocons, apportés par les éleveurs, destinés à la reproduction étaient soit enfilés en guirlande et suspendus verticalement, soit placés dans des casiers en vrac selon leur quantité. Guirlandes et casiers étaient situés dans un endroit aére. Au bout de 21 jours la chrysalide se transformait en papillon et sortait du cocon. On rapprochait male et femelle pour réaliser l'accouplement que l'on etudiait au microscope. C'était l'affaire d'une matinée. Quelques jours plus tard la femelle placée sur une toile pondait les oeufs ou "graines". Celles-ci étaient recueillies et conservées dans un endroit trés frais (température voisine de 0°), soit suspendus (qualité jaune) soit à plat dans des cadres (qualité blanche).Au printemps une certaine quantité etait donnée gratuitement aux personnes désirant faire l'élevage. A Lorgues presque toutes les familIes étaient "éleveurs" : 450 vers 1900. | ||
| 2°) ELEVAGE: L 'éleveur demandait au graineur la quantité de graines qu'il estimait pouvoir traiter selon les possibilités de son habitation ; cela variait de 10 a 40 grammes; 10 grammes pouvant donner 30 kg de cocons. Le grainetier avait souvent tendance à donner aux éleveurs plus de graine que la quantité demandée ; il faisait "bon poids". Ceci obligeait l'eleveur à accroitre la surface de magnagnerie, quitte à devoir abandonner pour quelques jours sa chambre ou sa cuisine. Mais c'était à la belle saison, cela rapportait bien et "les magnanarelles chantaient". | ||
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