"La place des Aires Neuves était ainsi appelée parce
que la Ville avait, en 1758, acheté et transformé des jardins
hors des remparts pour en faire une esplanade destinée au battage
du blé.
Cette place servait aussi de marché aux bestiaux les jours de foire
et on pouvait y voir moutons, bovins et chevaux offerts à la vente
; le spectacle des maquignons faisant courir leurs chevaux à la longe
pour les faire apprécier était trés pittoresque et
attirait beaucoup de badauds.
L' un des principaux marchands de chevaux, Mathieu Acarisio dit Mathieu
le Riche pour le distinguer d'un autre Mathieu, demeurait sur cette place
; il était également transporteur spécialisé
dans "l'exploitation des collines" c'est-à-dire des forêts.
Ses trois remises occupaient le nord de la Place.
Mais à la fin de l'été, entre le 15 juillet et le 15
août, l'activité redevenait celle d'antan, c'est-à-direle
battage du grain."
Extrait de " Lorgues à la Belle Époque"
de Louis Nardin
Nota: La place de l'Aire Neuve s'appelle aujourdh'ui place
Lionel Accarisio
Voir poème de Eugène de Combaud. 1858. Madeleine,
ou la reine des aires . |